154. La vie compte pour Lavilliers.
La planche du mois de Janvier.
Habituellement, j'accorde peu d'intérêt aux albums consacrés à des chanteurs de variétés. Mais celui-ci a retenu mon attention, d'abord parceque j'aime bien les chansons de Bernard Lavilliers et ensuite parceque pour une fois, l'éditeur a eu la bonne idée de le vendre avec une compilation des chansons que les dessinateurs avaient mis en images.
En le feuilletant, je me suis arrêté à cette planche où l'artiste avait fait le choix d'illustrer, en une seule image, "la femme et l'enfant".
Je vous propose d'écouter cette chanson tout en examinant le dessin
Immédiatement, on peut voir que le dessinateur a placé la tête de son sujet principal, "la femme" au point où le regard se porte naturellement : quasiment au centre de la page. La foule des voyageurs anonymes est symbolisée par des morceaux de corps en premier plan et des personnages sans visages traités en contre jour. L'ensemble de ces élèments plus sombres délimite un cadre dans lequel s'inscrit "la femme et l'enfant" qui eux sont dans la lumière. Mais le plus intéressant, ce sont les lignes de perpective que l'on peut aisément reconstituer en se référant au bâtiment en arrière plan. On remarque alors qu'il y en a une qui passe par la pointe du talon de l'escarpin pour suivre ensuite le dessous de la semelle de l'homme de droite, une deuxième suit le bas de la robe à frou-frous de la dame de gauche. Enfin, une troisième joint la main et la tête des deux plus petits personnages en passant encore une fois par la tête de la "femme".
Ah, au fait j'oubliais l'essentiel, cet Artiste qui visiblement a étudié la peinture classique, n'est pas n'importe qui: c'est...
le dessinateur du premier cycle de "Balade au Bout du monde" et de "Sasmira"
Laurent Vicomte
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